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27 mai 2024 à 15h29 par 2 205 0

Trois jeunes mulhousiens aux championnats du monde de hockey subaquatique en Malaisie

Trois jeunes mulhousiens aux championnats du monde de hockey subaquatique en Malaisie | M+ Mulhouse
Trois jeunes mulhousiens aux championnats du monde de hockey subaquatique en Malaisie | M+ Mulhouse

Trois jeunes mulhousiens aux championnats du monde de hockey subaquatique en Malaisie

27 mai 2024 à 15h29 par 2 2050

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Temps de lecture : 3 minutes

Ils sont trois jeunes sportifs mulhousiens à participer à leurs premiers championnats du monde, en catégorie jeunes d’un sport, pour le moins insolite, du 19 au 27 juillet prochain : le hockey subaquatique. Les jumeaux Théo et Arthur Bernet (U19) et Hugo Bardet (U24) se rendront avec l’équipe de France à Kuala Lumpur en Malaisie pour tenter chacun dans leur catégorie, de remporter la médaille d’or.

C’est un sport dont on entend peu parler et pourtant… À la fois extrêmement physique et technique, le hockey subaquatique s’est bel et bien démocratisé en France et à Mulhouse, ces dernières années. Le club du Touring Plongée peut se targuer d’une belle réussite et d’avoir persévéré puisque trois de ses joueurs ont été sélectionnés pour participer aux championnats du monde jeunes, qui auront lieu à Kuala Lumpur en Malaisie, du 19 au 27 juillet. Les jumeaux Théo et Arthur Bernet joueront avec l’équipe de France U19 et Hugo Bardet en U24. Les premiers ont commencé cette pratique il y a tout juste neuf ans, en 2015. « On est allé faire une initiation pendant l’été et, depuis, on n’a pas arrêté », racontent les deux frères, qui ont eu un véritable coup de cœur pour ce sport. À peine deux ans plus tard, Théo et Arthur Bernet disputent leur premier championnat de France à la piscine de l’Illberg. S’en suit alors, en 2021, leur première convocation en équipe nationale, qu’ils ne quitteront plus. Hugo Bardet, lui, est un peu « né dans ce sport ». Ce sont d’ailleurs ses parents qui ont ouvert la section subaquatique à Mulhouse, il y a une quinzaine d’années. « J’ai un peu grandi dans l’eau, explique-t-il. J’ai appris très tôt à nager. Petit, j’avais déjà mon équipement pour jouer au hockey. »

Gestion de la respiration

Léo Vallori De gauche à droite : Théo Bernet, Hugo Bardet et Arthur Bernet.

Palmes, masques, bonnets, tubas et crosses. Les équipements sont plutôt basiques pour un sport qui se déroule sous l’eau, au cours de matchs de deux périodes de 15 minutes, d’intensité maximale, durant lesquelles deux équipes s’affrontent dans une piscine de 25 mètres sur 12,5 mètres. « Il y a six joueurs dans l’eau et quatre remplaçants, révèle Arthur. La profondeur peut varier de 1,80 mètre à 3,80 mètres, selon les piscines. » Comme au hockey classique, l’objectif est plutôt simple : marquer le plus de buts possibles, avec un palet qui pèse 1,3 kilo. Là où ça se complique, c’est que tout se fait sans matériel de plongée et en apnée. « C’est vraiment un sport super physique, il faut être capable de gérer sa respiration et sa récupération, tout en étant à fond », ajoute le sportif de 17 ans. Côté entraînement et préparation, les trois sportifs de haut niveau pratiquent à haute dose : entre 12 et 15 heures de sport par semaine, qui varient entre des séances de hockey dans l’eau, de la musculation, des séances d’apnée et des séances individuelles pour ces jeunes, qui suivent toujours leurs études : Arthur et Théo sont scolarisés au Lycée Louis Armand et passeront leur baccalauréat au mois de juin. Hugo Bardet, 20 ans, est en école d’informatique, également à Mulhouse.

Un seul mot d’ordre : être champions du monde

Prochaines échéances à venir pour les joueurs internationaux, avant d’aller disputer le mondial : un dernier rassemblement de préparation avec l’équipe de France, puis direction la Malaisie. « C’est vraiment un rêve qui devient réalité. Nous sommes les premiers internationaux du club ! », se réjouit Arthur Bernet. « Je ne me rendrai compte qu’on part seulement quand on sera dans l’avion », tempère son frère Théo. Côté résultats, les attentes sont élevées car même si les championnats du monde jeunes n’ont pas eu lieu depuis six ans, notamment à cause de la pandémie de Covid-19, la France est une sérieuse prétendante à la victoire, avec la Nouvelle-Zélande, l’Australie et l’Angleterre. Étalés sur 10 jours, ces championnats du monde se dérouleront en plusieurs phases. La première, le « round robin », qui signifie que l’ensemble des équipes de chaque catégorie s’affrontent, amènera 10 nations à se rencontrer en catégorie U24 et 8 nations en U19. À l’issue de cette phase où il n’y a pas d’éliminations, les quarts de finale débuteront. Le premier affrontera le dixième, le second, le neuvième… Avec un seul objectif, le 27 juillet : ramener la ou plutôt les coupes à la maison dans les catégories U19 et U24 masculins et féminins. Et peut-être, dans quelques années, intégrer la section élite. « Ça nous fait rêver, affirment les trois sportifs. Mais il y a encore pas mal de chemin à parcourir car le niveau est de plus en plus élevé. »

[En vidéo] A quoi ressemble le hockey subaquatique ?

 

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