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Noumatrouff : « Soutenir l’écosystème culturel local » | M+ Mulhouse

Noumatrouff : « Soutenir l’écosystème culturel local »

5 juin 2020 à 17h57 par 1 0690

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A l’arrêt depuis le début du mois de mars, le Noumatrouff a vécu un printemps compliqué et dû reprogrammer tous ses concerts à l’automne et à l’année prochaine. En attendant la reprise, l’équipe du vaisseau amiral des musiques actuelles à Mulhouse se mobilise pour soutenir la création locale.

Last Train, Skip the Use, Superbus, 47Ter… Cela devait être un beau printemps au Noumatrouff : avec plus d’une vingtaine de concerts programmés, dont huit concerts complets bien en avance, la salle mulhousienne des musiques actuelles se préparait à accueillir le public et les artistes pour de belles soirées printanières de musique, de fête et de partage… La crise sanitaire du Covid-19 a malheureusement mis un coup d’arrêt brutal à ce joyeux programme et impacté durement le secteur du spectacle vivant, à Mulhouse, comme partout en France et dans le monde.

« Le dernier concert au Nouma, c’était le 28 février, explique Olivier Dieterlen, le directeur du Noumatrouff. Dans le Haut-Rhin, nous avons été touchés quinze jours avant le reste de la France… » Depuis, les portes de la grande comme de la petite salle de concert, du bar et des locaux de répétition sont restées closes, au grand dam des musiciens locaux et du public.

La plupart des concerts reprogrammés à l’automne et en 2021

Pour autant, l’équipe des cinq permanents du Noumatrouff n’a jamais cessé de travailler, reprogrammant tous les concerts qui pouvaient l’être, étudiant les décrets et les annonces pour pouvoir rouvrir dès que possible. « Nous avons beaucoup construit et déconstruit au fur et à mesure des annonces et de l’évolution de la situation sanitaire. Au départ, nous avions reporté une grande partie des dates au mois de juin, puis finalement nous avons du tout décaler à l’automne et à 2021. » Au final, sur la vingtaine de dates officiellement programmée, seules quatre ont dû être annulées, les autres ayant été reprogrammées.

« Nous avions également beaucoup de concerts en projet, qui n’auront malheureusement pas lieu. Heureusement, sur les 8 000 billets que nous avions vendus sur la période, la plupart ont été conservés pour les dates reportées. Pour le trimestre, ce sont environ 150 000€ de recettes liées à la billetterie et au bar qui ne sont pas réinjectés dans l’économie locale. Comme nous sommes subventionnés à hauteur de 50%, la structure échappe heureusement à la disparition mais nous sommes très soucieux pour l’écosystème local autour du monde du spectacle : musiciens, techniciens, hôteliers, restaurateurs et cuisiniers, vidéastes… Tout le monde est très impacté par la situation. » Afin de soutenir les techniciens du secteur, l’équipe du Noumatrouff a ainsi décidé de payer les techniciens pour les dates printanières dont les contrats avaient été signés.

« Mettre les moyens pour soutenir la création locale »

Depuis les dernières annonces du Premier ministre concernant le déconfinement, les restrictions qui pèsent sur le secteur se sont allégées et la perspective de voir la scène mulhousienne rouvrir se rapproche. Pour autant, « cela reste très compliqué, souligne Olivier Dieterlen. Pour l’heure, avec les restrictions en place, soit 4m2 d’espace par personne, tout le monde assis et masqué, ce n’est pas jouable. Notre jauge passerait de 600 personnes à 50… Les salles comme les nôtres sont des lieux de convivialité où l’on bouge, on danse, on partage. Ouvrir au public dans ces conditions, avec tous les risques et la responsabilité énorme qui pèse sur les organisateurs, ce n’est pas possible. » Du côté des locaux de répétition, l’ouverture n’est également pas pour tout de suite, les gestes barrières étant impossible à faire appliquer au vu de la configuration des lieux.

Décidé à tout faire pour soutenir les musiciens et l’écosystème du spectacle, l’équipe du Nouma a réussi à mettre en place un protocole pour permettre l’accueil des groupes en résidence. « Nous avons décidé de mettre les moyens pour soutenir la création locale et les groupes en voie de professionnalisation. Nous allons accueillir les groupes qui le souhaitent en résidence, dans la grande salle, avec des techniciens et une captation vidéo pour ceux qui le demandent. Nous pourrions ainsi proposer une diffusion pour la Fête de la musique, notamment. » Des groupes comme Jesers, The Hook ou encore Syndrom vont ainsi pouvoir revenir au Noumatrouff dans les prochains jours. Par ailleurs, des formations en ligne vont également être proposées : le rôle d’artiste-producteur (18/06), développer son projet musical (25/06)…

« En attendant une vraie reprise, nous pouvons au moins soutenir la création locale et l’aider à toucher un public plus large. »

Plus d’infos : www.noumatrouff.fr

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