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LGBTQIA+ : la Ville s’engage contre les discriminations | M+ Mulhouse

LGBTQIA+ : la Ville s’engage contre les discriminations

3 mai 2023 à 14h02 par 1 5123

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Temps de lecture : 3 minutes

La Ville et un collectif d’associations mulhousiennes se sont fédérés pour lutter contre les discriminations envers les personnes lesbiennes, gays, bi, trans, queer, intersexe et asexuelles (LGBTQIA+). Sous la bannière « Mulhouse au pluriel », plusieurs événements sont organisés du 10 mai au 15 juin, pour changer les regards.

Dix ans après la promulgation de la loi pour le mariage pour tous, les personnes LGBTQIA+ subissent toujours de nombreuses discriminations. « On s’est un peu leurrés sur le fait de dire que cette loi allait tout régler, confie Christian Verger, volontaire au sein de l’association Aides à Mulhouse. C’était la première fois, depuis la révolution française, qu’on voyait des gens défiler dans la rue pour en empêcher d’autres d’avoir des droits… » À l’instar d’Aides, qui lutte contre le VIH et les hépatites virales, de nombreuses associations s’engagent depuis des années, parfois des décennies, pour faire tomber les discriminations : l’association LGBT+ chrétienne David & Jonathan : Autre regard, qui tente de faire évoluer les mentalités en s’appuyant sur le cinéma ; l’association Hêtre, qui propose une écoute individuelle et en groupe des personnes LGBTQIA+ et de leurs proches, pour les soutenir et les accompagner dans des démarches sociales, administratives et médicales…

Changer les regards

À quelques jours de la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie, le 17 mai, ces associations se sont regroupées autour de la Ville, pour lancer « Mulhouse au pluriel », une série de rendez-vous ayant pour objectif de faire changer les regards. « La sensibilisation à la question LGBT, initiée par la Ville, vise à mettre en œuvre un dispositif global pour faire disparaître les discriminations et les violences subies par les personnes, du fait de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre », explique Marie Corneille, adjointe au maire déléguée à la Promotion de toutes les formes d’égalité.

La culture pour lutter contre les discriminations

Ainsi, du 10 mai au 15 juin, plusieurs rendez-vous seront organisés, pour informer le grand public, briser les tabous et lutter contre les discriminations. Les 10 et 11 mai, La Filature proposera le spectacle de danse « De Françoise à Alice » de Mickaël Phelippeau. Il dresse le portrait de deux danseuses, une mère (Françoise) et sa fille (Alice) porteuse de trisomie 21. Un spectacle sur les différences, sur le regard de l’autre, sur l’accompagnement inconditionnel… ; du 15 mai au 3 juin, la bibliothèque Grand’rue présentera une expositions sur les triangles roses, homosexuels et lesbiennes déportés pendant la Shoah ; le 17 mai, un hommage sera rendu à Pierre Seel, déporté en raison de son homosexualité ; le 1er juin, Shirley Souagnon invite six humoristes queer à L’Entrepôt ; le 15 juin, la femme politique et dirigeante d’entreprise Marie Cau racontera son parcours et témoignera de sa transformation sexuelle, à l’occasion d’une conférence à la bibliothèque Grand’rue…

« Nous avons tous le même combat à mener »

« C’est un premier pas, on espère que ça se pérennisera avec un programme de plus en plus fourni », lance Guy Cali, le président d’Autre regard. « Je suis très content de cette collaboration, qui permet à toutes les associations d’être plus visibles. Chacun a sa propre histoire, mais nous avons tous le même combat à mener », complète Gérard Schreiber, le président local de David & Jonathan. « Chaque association a ses spécificités, confirme Odile Renoir, la présidente de Hêtre. Nous accompagnons des personnes de 13 à 75 ans, de tous les milieux et de tous les âges. Nous avons des mineurs qui viennent en cachette de leurs parents, c’est leur moment de respiration. Nous avons aussi des groupes de paroles pour les parents… » « L’objectif est de fédérer toutes les énergies du territoire autour d’une programmation culturelle pour mettre en avant les droits des personnes LGBT, qui sont finalement les droits humains, conclut Marie Corneille. Nous visons l’acceptation sociale de tous les citoyens dans notre société, que personne ne souffre de discrimination. »

+ d’infos et programme complet sur www.mulhouse.fr

« Aujourd’hui, j’ai trouvé ma place »

Mehdi a 30 ans et est membre de l’association Hêtre, il témoigne : « Ma famille est croyante, j’essayais d’être à leur image, j’étais donc avec une femme mais ça me rendait malheureux, ce n’était pas qui je suis réellement ». S’il assume son homosexualité à l’âge de 21 ans, les relations avec son entourage ne sont pas faciles. « J’ai fait une tentative de suicide, c’était : ‘soit vous m’acceptez, soit je mets fin à ma vie’… Suite à ça, ma mère a accepté mon homosexualité, mais je trouve dommage qu’un enfant doive en passer par là pour qu’on lui prouve son amour. A l’époque, j’étais isolé, aujourd’hui je fais partie de Hêtre, je suis heureux, j’ai trouvé ma place ! »

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3 réponses à “LGBTQIA+ : la Ville s’engage contre les discriminations

  1. Comme par hasard lorsqu’il s’agit de dénoncer les discriminations, et que l’on cite un « Mehdi » il s’agit du sujet de l’homosexualité.
    Pour avoir des amis d’origine nord-africaine ils ont de très fortes attentes en termes d’emploi et de logements !
    Le reste ,c’est mon sentiment et je l’exprime , j’ai l’impression qu’on tartine un peu avec le témoignage de « Mehdi » : il menace de se suicider et voilà que sa maman musulmane croyante finit par l’accepter . Il faut être sérieux :une cause si elle est juste se défend avec le réel !

    1. Bonjour,
      Le témoignage de Mehdi était spontané, il n’était d’ailleurs pas prévu qu’il s’exprime lors de la présentation de cette manifestation. Si vous doutez de son propos, je vous invite à vous rapprocher de l’association Hêtre (https://asso-hetre.fr/), dont il est membre.
      Cordialement

  2. Waouh !!! Il y en a qui on peut de tolérance Mr ou Me Muller. Qu’il s’appelle Medhi ou Jean on s’en fou ce qu’il nous dit c’est encore difficile de trouver sa place et de l’avouer à sa famille. Moi je suis très contente pour lui

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