Plan lumière

Eclairage public : coup de projecteur sur le Plan lumière

Le passage de l’éclairage public au 100% LED, qui s’inscrit dans le cadre du Plan lumière, arrive à son terme ce printemps, avec, à la clé, d’importantes économies d’énergie. Le Plan lumière se poursuivra dans les années à venir, avec la mise en lumière de monuments et de fresques.

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D'ici l'été, 100% des points lumineux seront passés à la technologie LED.

D'ici l'été, 100% des points lumineux seront passés à la technologie LED.

Christophe Schmitt

Mis en œuvre en février 2023, le Plan lumière franchit un pallier, ce printemps, avec la rénovation complète de l’éclairage public. Les objectifs de ce vaste chantier, dont les balbutiements remontent à 2017, sont de rendre la ville plus agréable et plus attractive, de réduire la consommation d’énergie, de mettre en œuvre des innovations technologiques et de limiter le risque de pannes. « Le marché public, attribué au groupement Citeos/Spie pour une durée de 15 ans, s’élève à 24 millions d’euros, dont 18,3 millions d’investissement, expose Claudine Boni Da Silva, l’adjointe au maire déléguée à la Voirie. Sur cette période, nous estimons le montant d’économies réalisé à 18 millions d’euros. »

Jusqu’à 800 000 euros d’économies par an

Des investissements compensés par des économies d’énergie : cela est rendu possible par la rénovation et le remplacement de la totalité des quelque 14 000 luminaires mulhousiens, en LED. « Les derniers points lumineux seront changés d’ici l’été, confie l’adjointe. On suit l’évolution de la consommation énergétique tous les mois : en avril 2025, nous avons réduit la consommation de 75% par rapport au même mois de l’année dernière. Cela représente 500 000 à 800 000 € d’économies par an ». À l’aspect moins énergivore de la technologie LED, s’ajoutent d’autres avantages. « Les armoires d’éclairage public sont équipées d’un système de télégestion pour améliorer leur performance, explique Claudine Boni Da Silva. On a la possibilité d’adapter l’allumage de l’éclairage aux conditions réelles, en fonction de la météo et de la luminosité, plutôt que de le faire à un horaire théorique. »

Un plus pour la biodiversité

La température de l’éclairage et la direction des faisceaux lumineux ont leur importance pour la sécurité des piétons et des usagers de la route, mais ont également un impact sur la biodiversité. « Avant la rénovation, en 2023, nous avons mis en place un capteur de biodiversité au parc Salvator, poursuit l’adjointe au maire. On ne s’attendait pas à avoir autant d’espèces, notamment de chauves-souris ». Afin de de mesurer les impacts du Plan lumière sur la biodiversité, ce capteur de biodiversité sera prochainement réinstallé.

Le patrimoine mis en lumière

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La fresque de Claudia Steiner, Fernand d'Onofrio et Sylvie Herzog, aux Coteaux.
"Les deux colombes" de Renato Montanaro, avenue d'Altkirch.
La fresque « Même composition, même beauté », de Dourone, aux Coteaux.
L'église Saint-Etienne bénéficie également d'un éclairage qui sublime sa façade.
Au square Schmitlin, dans le quartier Franklin, la fresque de Christian Geiger, en clin d'œil à l'ancienne laiterie.
La statue du capitaine Dreyfus, sculptée par Sylvie Koechlin, au square Steinbach.
L'hommage de Jean Linnhoff à Albert Schweitzer, avenue de Colmar.

La fresque de Claudia Steiner, Fernand d'Onofrio et Sylvie Herzog, aux Coteaux.

Catherine Kohler

Si le Plan lumière permet de rénover l’ensemble de l’éclairage public et de réaliser d’importantes économies, il a aussi pour objectif de mettre en lumière de nombreux éléments patrimoniaux remarquables, à l’image des éclairages scénographiques qui subliment les façades du temple Saint-Etienne, de l’Hôtel de ville, ou encore du Musée des beaux-arts, depuis février 2024. « Nous avons consulté les citoyens pour savoir quelles fresques ou bâtiments mériteraient, pour eux, d’être mis en valeur dans le cadre du Plan lumière, et nous avons scrupuleusement respecté leurs choix, confie Claudine Boni Da Silva. Le but était d’aller dans tous les quartiers et de faire redécouvrir le riche patrimoine. » À ce jour, huit monuments sont déjà illuminés et plusieurs études sont en cours pour en mettre d’autres en lumière. Ce sera notamment le cas de la Cour des chaînes, des églises Sainte-Geneviève, Sainte-Marie, Saint-Barthélemy et Saint-Joseph, de la Porte de Bâle, ou encore des places de la République et des Victoires, en pleine transformation (lire notre article). Dix fresques ont également bénéficié d’un éclairage scénographique, neuf autres sont à l’étude pour 2025. « La mise en valeur du patrimoine architectural se veut sobre, pas clinquante, et toujours avec une technologie peu énergivore. L’énergie consommée est d’ailleurs compensée par la mise en place de panneaux photovoltaïques sur le toit du crématorium (Ndlr : au centre funéraire) », conclut Claudine Boni Da Silva.

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Publié le 15 mai