Zoo : des sessions d’effeuillage au profit des okapis
Séparer des feuilles de leurs branches, afin de permettre aux okapis du Zoo de Mulhouse de pouvoir garder une alimentation variée, en hiver : c’est l’idée des sessions d’effeuillage, qui ont mobilisé 200 bénévoles, début août.
Publié hier à 9h06 Lecture 3 min.
Les sessions d'effeuillage ont mobilisé 200 bénévoles, sur quatre demi-journées.
―Catherine KohlerAu Zoo de Mulhouse, les okapis mangent du foin et de la luzerne, mais ils sont également friands de feuilles vertes, dont ils peuvent engloutir plusieurs kilos par jour. Pour leur permettre de profiter de cette nourriture en hiver, le Parc zoologique et botanique a organisé des sessions d’effeuillage, début août. « Nous avons récupéré huit bennes pleines de branches de tilleul, suite à une opération d’élagage en ville, explique Jean Chaperon, responsable animalier du Zoo. L’objectif est de séparer les feuilles des branches, de les compacter dans des bidons, afin de les conserver jusqu’à la période hivernale, où elles seront consommées par les okapis ». Fastidieuse, la tâche doit être réalisée rapidement après la coupe, afin d’éviter au maximum le dessèchement des quelque 500 kilos de feuilles.
Un des deux okapis du Zoo, avec son soigneur Stéphane (à g.) et Jean Chaperon (à d.).
―Catherine Kohler« Nous ne pourrions pas effectuer cette tâche tout seuls, en interne, confie Jean Chaperon. C’est pourquoi nous faisons appel à des bénévoles. » Sur quatre demi-journées, à raison de 50 personnes par session, ce sont ainsi pas moins de 200 bénévoles qui ont séparé les feuilles des branches, bravant la chaleur, avec une franche bonne humeur. « C’est l’occasion de rencontrer des gens et d’être utile, car ce serait un travail fastidieux pour les soigneurs du Zoo, explique Corinne, bénévole depuis plusieurs années. Il y a une très bonne ambiance, on échange avec les soigneurs qui nous racontent des anecdotes, on apprend plein de choses et on voit les animaux ! »
« Une belle récompense »
Les bénévoles ont pu faire une pause et approcher les girafes Zongo et Tibiri.
―Catherine KohlerÀ l’occasion d’une pause dans la session d’effeuillage, Antoine, le soigneur des ongulés amène une partie du groupe dans les coulisses du bâtiment qui accueille les girafes. « Si vous avez des questions n’hésitez surtout pas », lance le soigneur à un petit groupe d’une quinzaine de personnes, qui ne se fait pas prier. À l’extérieur, les bénévoles sont accueillis par Zongo et Tibiri, deux des trois girafes. Un moment suspendu, lors duquel les bénévoles du jour ont pu donner des feuilles aux deux jeunes mâles. « C’est une belle récompense que vous nous offrez », lance un bénévole au soigneur, sous l’œil curieux des girafes.
Plusieurs bennes de branches ont été livrée, puis effeuillées par des bénévoles.
―Catherine Kohler« C’est bien d’utiliser les feuilles de la ville pour nourrir les animaux, c’est du circuit court, souffle Michèle, enthousiaste. L’an dernier, j’ai pu approcher les okapis, là les girafes, on a de la chance ! » « Nous sommes toujours sollicités par des personnes qui veulent nous aider, sur ce type d’opérations, là, on peut le proposer, explique Jean Chaperon. Cela permet au public de participer à la vie du Zoo en étant acteur. Je suis toujours étonné que les gens aient envie de donner de leur temps pour ce genre de cause, c’est admirable… Et bénéficiable pour nos animaux ! »
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