Découverte

Une section féminine d’auto-défense au Karaté club Me Funakoshi

Depuis mars dernier, le Karaté Club Me Funakoshi propose une section d’auto-défense réservée aux femmes. Chaque mercredi soir, les participantes apprennent à réagir face à une agression, mais aussi à renforcer leur confiance et à dépasser leurs peurs.

Publié hier à 10h36

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Les participantes se retrouvent les mercredis soir, à la Maison des sports d'opposition.

Les participantes se retrouvent les mercredis soir, à la Maison des sports d'opposition.

Téo Gautier

Apprendre les bons réflexes

Projection au sol par surprise, attaque de dos ou de face… Sur les tatamis du dojo de la Maison des sports d’opposition, les scénarios s’enchaînent chaque mercredi soir. Les participantes apprennent à amortir leur chute malgré l’effet de surprise, à se repositionner pour faire face ou encore à utiliser la force de leur agresseur pour se dégager. « Le bassin est très puissant ! Il suffit de monter un genou ou de bouger les hanches tout en restant sur ses quatre appuis que sont les lombaires, les omoplates, le bassin et les épaules », explique Pierre Kehrli, président du Karaté Club Me Funakoshi.

Dépasser la peur et éviter la sidération

La répétition des gestes permet d'acquérir des automatismes.

La répétition des gestes permet d'acquérir des automatismes.

Téo Gautier

Cette section d’auto-défense féminine a vu le jour en mars 2026. Aux commandes, Pierre Kehrli et plusieurs encadrants, tous diplômés : Jean-Pierre Seiler (Ceinture Noire 3e dan), Jean-Luc Cros (1er dan), Nathalie Gueritch (2e dan) et Claude Kehrli (5e dan). Une initiative née pour répondre à un véritable besoin. « Notre objectif est de permettre aux femmes de trouver les solutions en elles, de les tester et de les travailler. C’est aussi un travail sur la confiance. Grâce à la pratique et à la répétition, elles apprennent à ne plus avoir peur et à éviter la sidération. La peur est le premier problème. Viennent ensuite l’anticipation et la lucidité. » Le travail des sens occupe également une place importante, tout comme la parole, qui permet aux participantes de partager leurs expériences.

Un cocon entre femmes

« Se retrouver entre femmes, comme dans un cocon. »

« Se retrouver entre femmes, comme dans un cocon. »

Téo Gautier

Ce soir-là, Dani, 68 ans, a troqué ses baskets de course à pied contre une initiation aux techniques d’auto-défense. « J’ai traversé Mulhouse dans tous les sens, je n’ai pas de peurs particulières et j’ai toujours ma clé en main, mais j’ai toujours été attirée par la self-défense. J’ai saisi l’occasion. Et puis, évoluer avec des jeunes, c’était vraiment chouette. Elles n’ont pas peur, elles ne baissent pas les yeux et elles y vont. Si j’avais des filles, je les emmènerais, c’est certain. » Maryam, 14 ans, Zeynab et Erika, 17 ans, pratiquent le karaté depuis plusieurs années, mais elles souhaitaient découvrir l’auto-défense. « Se retrouver entre femmes, c’est comme être dans un cocon. Et puis, nous apprenons des techniques que nous ne voyons pas au karaté. » Sur les tatamis, les générations se côtoient et les gestes se répètent. Peu à peu, chacune repart avec de nouveaux réflexes et, surtout, davantage de confiance en elle.

Par Emilie Jafrate

Y aller : À partir du 2 septembre - Tous les mercredis à 18h au Dojo de la Maison des Sports d’Opposition, 11 rue des gymnastes - Mulhouse. La section auto-défense sera également à VitalSport les 29 et 30 août à Décathlon Wittenheim. + d’infos : franceshotokan.com/dojo/mulhouse