Démocratie

Un observatoire pour mieux connaître les associations

Prendre le pouls du monde associatif au lendemain d’une crise sanitaire qui l’a profondément perturbé : c’est l’objectif de l’Observatoire local de la vie associative, qui a été lancé ce lundi matin à l’échelle alsacienne.

Publié le 27 sept. 2021 | Mis à jour le 28 janv. 2025

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Christophe Schmitt

Prendre le pouls du monde associatif au lendemain d’une crise sanitaire qui l’a profondément perturbé : c’est l’objectif de l’Observatoire local de la vie associative, qui a été lancé ce lundi matin à l’échelle alsacienne.

C’est un questionnaire de six pages, portant sur le profil de l’association, de ses membres, de ses ressources, l’impact de la crise sanitaire ou encore de ses perspectives, qui sera envoyé à quelque 30 000 structures associatives d’Alsace, à partir de cette semaine.« Cette année, nous réalisons une observation synchronisée de la vie associative dans une vingtaine de territoires en France » , explique Caroline Josseaume, la directrice d’Alsace Mouvement associatif, qui s’engage dans cette démarche aux côtés de la Ville de Mulhouse, de la Collectivité européenne d’Alsace (CEA) et de la Maison des associations de Strasbourg.

Avoir des éléments de comparaison

Et si Mulhouse, via le Carré des associations, participe à cette large enquête, c’est loin d’être un hasard :« C’est un axe fort du nouveau mandat pour ajuster nos politiques en faveur des associations, il y a aussi une urgence à voir dans quelles situations elles se trouvent après la crise sanitaire, confie Cécile Sornin, adjointe au maire déléguée à la Vie associative.Le fait de le faire à l’échelle de la CEA nous permettra d’avoir des éléments de comparaison ! »

« Il y a des choses à gagner ! »

En plus de mettre en lumière tout le travail réalisé par les structures associatives, cette enquête permettra de mieux répondre à leurs besoins, comme l’explique Joris Castiglione, conseiller municipal délégué à la dynamique inter-associative à la Mairie de Strasbourg :« L’objectif est de voir quelles sont les nouvelles questions qui se posent, quelles formations proposer… Y a-t-il besoin d’aider les associations sur certains sujets comme les demandes de subventions ou est-ce qu’elles se débrouillent seules ? » Autant de questions qui devraient trouver des réponses, d’ici début 2022, lorsque les questionnaires auront livré leur verdict.« Cela demande un quart d’heure d’y répondre mais objectivement, pour la dynamique, il y a des choses à gagner » , conclut Cécile Sornin.