Tour de France 2026 : la 14e étape, côté sport
Une foule compacte, une météo au beau fixe au départ, des stars au sein du Village départ et des coureurs qui ont envie d’en découdre dans les pentes vosgiennes… Ambiance, autour de la ligne de départ de la 14e étape du Tour de France, ce samedi 18 juillet 2026, à Mulhouse.
Publié à 12h10 Lecture 3 min.
Du respect entre deux grands champions : Tadej Pogačar et Jonas Vingegaard, respectivement 1er et 2e du classement général au départ de l'étape.
―Christophe SchmittLe sprinteur érythréen Biniam Girmay (NSN), chouchou d'une partie du public.
―Christophe SchmittLa question qui brûlait toutes les lèvres, avant le départ de la 14e étape du Tour de France depuis Mulhouse, ce samedi 18 juillet, n’était pas tant de savoir qui allait remporter l’étape, mais à quel moment Tadej Pogačar (UAE Team Emirates) placera son attaque décisive. « C’est une étape marquante, qui correspond à ce qu’on souhaitait faire : montrer que le Massif central et les Vosges sont de vraies montagnes, confiait Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France, avant le départ. La montée du Haag est totalement atypique, avec des pourcentages forts, des replats, cela va en surprendre plus d’un, même si beaucoup l’ont reconnue. Ce qui signifie qu’elle est importante ! »
« Une journée difficile » pour Julian Alaphilippe
Avant de pouvoir affronter les redoutables pourcentages de la dernière ascension, c’est un florilège des plus beaux cols et sommets vosgiens qui attend les coureurs : le Grand Ballon, les cols d’Oderen puis du Page, le Ballon d’Alsace, le col du Hundsruck… « Il y a tous les Ballons, ça va être une journée difficile, on va donner le maximum », confiait le coureur français Julian Alaphilippe (Tudor Cycling). Donner le maximum et peut-être plus, alors que les organismes sont déjà éprouvés par deux semaines intenses, c’est également l’objectif de l’équipe TotalEnergies. « On a ciblé l’étape du jour, confie Jean-René Bernaudeau, le président de l’équipe. La fatigue s’accumule et plus que la chaleur, c’est la vitesse qui fatigue les coureurs. Je pense qu’aujourd’hui, ça va tout de suite rouler très vite, les équipes n’ont rien à perdre. »
« L’objectif est d’être à l’avant »
Sur le parvis du Palais des sports, le podium signature, avec la présentation des équipes (ici, Movistar).
―Christophe SchmittAprès le départ fictif donné au Palais des sports de Mulhouse, puis le départ réel lancé à la sortie de Wittenheim sous une grosse averse, les sprinters prennent la course en main jusqu’au sprint intermédiaire de Wattwiller, remporté par Jasper Philipsen (Alpecin Fenix) devant le maillot Vert Mads Pedersen (Lidl-Trek). Au sommet du Grand Ballon, du col du Page et du Ballon d’Alsace, c’est le Français Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step) qui remporte les points de la montagne, devant l’Equatorien Richard Carapaz (EF Education Easypost), confirmant ses déclarations du matin : « On va essayer d’être dans l’échappée et on verra ce que les leaders du classement général veulent faire ensuite. Mais l’objectif est d’être à l’avant ! »
Pogačar en Jaune, Seixas en Blanc
Les premières pentes du Haag font des dégâts au sein du groupe maillot Jaune, qui perd de nombreuses unités. Dans l’échappée, Richard Carapaz fausse compagnie à ses camarades à 9km du sommet, en mission pour une superbe victoire d’étape en ligne de mire. Derrière, le groupe maillot Jaune, composé de Jonas Vingegaard, Tadej Pogačar, Isaac Del Toro (UAE Team Emirates), Florian Lipowitz (Red Bull – Bora Hansgrohe) et Paul Seixas, réduit l’écart, puis reprend l’échappée à 2,5 km du sommet. Un kilomètre plus tard, au virage du Hibou, le maillot Jaune place une attaque, prend le large et franchit le sommet avec vingt secondes d’avance sur Jonas Vingegaard et Paul Seixas. L’ogre slovène confirme sa domination sur la Grande boucle, en s’imposant au Markstein, devant Isaac Del Toro et Paul Seixas, qui se replace à la quatrième place du classement général et se place en tête du classement du meilleur jeune. « Tadej Pogačar aurait tort de faire des cadeaux à ses adversaires, confiait l’ancien coureur Pierre Rolland, le matin du départ. On n’a jamais trop d’avance, trois ou quatre minutes, ça parait beaucoup, mais ce n’est pas grand-chose ! » Cela d’autant plus que le peloton attaquera les Alpes en dernière semaine du Tour, avec des étapes redoutables…





















