Théo Schaub, champion de France du 100 et 200 m : « Aller encore plus vite l’année prochaine ! »
Les 25 et 26 juillet dernier, Théo Schaub remportait les Championnats de France Elite d’athlétisme sur 100 m (en 10’’38) et sur 200 m (en 20’’68). Entretien avec l’athlète, licencié au sein de l’Entente Grand Mulhouse athlétisme.
Publié à 8h38 Lecture 3 min.
Théo Schaub (à g.) a remporté les Championnats de France d'athlétisme, sur 100 et 200 m.
―KMSP / FFADe Mulhouse au podium des Championnats de France, quel est votre parcours ?
Je suis originaire de Mulhouse, j’étais au lycée Lavoisier et j’ai commencé l’athlétisme en 2009 à l’Entente grand Mulhouse athlétisme (EGMA), dans la section de l’ACIK, où je suis toujours licencié. En 2018, je suis parti à Strasbourg pour suivre des études supérieures et j’ai passé mon diplôme d’ingénieur en Génie civil en 2025. Pour me professionnaliser et passer un cap dans l’athlétisme, j’ai ensuite décidé de mettre les voiles vers l’Ouest et d’intégrer le Pôle France d’athlétisme de Nantes.
Vous avez rajouté deux belles lignes à votre palmarès en remportant les championnats de France Elite sur 100 et 200 m, fin juillet… Comment s’entraîne-t-on pour arriver à ce niveau ?
En période de préparation pour des compétitions, je m’entraîne neuf fois par semaine, ce à quoi il faut rajouter du renforcement musculaire, de la kiné, de la préparation mentale… Globalement, on peut dire que l’athlétisme m’occupe entre 25 et 30 heures par semaine. On se prépare et on s’entraîne tout au long de l’année, pour gagner les Championnats de France. Cela fait quelques années que je fais de l’athlétisme, je suis plutôt bien préparé. Ces titres, c’est l’accomplissement de quelque-chose. Être champion de France, on ne peut qu’être fier de l’être, même si on ne l’est qu’une demi-heure ou une heure. Ensuite, on voit tout ce qui ne va pas et qu’on peut améliorer pour l’année suivante : l’esprit de compétiteur revient vite au galop !
Avant les Championnats vous disiez : « Le top, ce serait de gagner le 100 m et le 200 m »…
Le journaliste me demandait le maximum envisageable, si une finale sur le 100 m et un podium sur le 200 m étaient des objectifs… Forcément, en championnat, personne ne vient pour perdre, donc le maximum envisageable, c’était de gagner les deux ! Cela dépend des circonstances, des concurrents, de la forme du jour… On travaille pour gagner mais gagner sur 100 m était plus inattendu que sur 200 m pour moi. Ça a tourné en ma faveur, j’ai pu accomplir ce que je m’étais dit.
Qu’est-ce que ces deux victoires vont changer pour vous ?
Ces dernières années, j’étais souvent considéré comme un outsider, on me regardait en disant : « Théo Schaub est là, mais il ne va pas forcément tout jouer ». Maintenant, peut-être qu’on va se dire que je suis capable de sortir les performances le jour J pour gagner. Personnellement, je me suis montré que j’en suis capable. C’est bien de le montrer aux autres mais ce ne sont pas eux qui courent à ma place ! Ça donne envie de réitérer ça tous les ans, ça va changer ma perception de mes performances, pour aller encore plus vite l’année prochaine.
Justement, quels sont vos prochains objectifs ?
J’ai fait les minima pour être qualifié aux Championnats d’Europe (NDLR : du 10 au 16 août 2026) mais il y avait trop de vent, donc ça n’a pas été retenu… Potentiellement, il y a les Jeux méditerranéens fin août, pour lesquels je continue toujours à m’entraîner, au cas où je serai dans la sélection de l’équipe de France. À moyen terme, il y a les Championnats du monde à Pékin, en septembre 2027 et ensuite, les Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028. Ce sont mes deux gros objectifs des prochaines années, sur 200 m et 4 x 100 m. Avant les Jeux, il faudra passer les différents échelons, pour arriver le plus en forme possible. Le but, c’est de courir le plus vite possible, et on verra où ça me mène !



