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« The Big Picture, le documentaire » : aller-simple en première classe dans les coulisses du groupe Last Train | M+ Mulhouse

« The Big Picture, le documentaire » : aller-simple en première classe dans les coulisses du groupe Last Train

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S’ils se sont faits sciemment rares et discrets depuis le début de la crise sanitaire, les musiciens de Last Train n’en ont pas moins été actifs, à l’image de la sortie du documentaire consacré aux coulisses de leur deuxième album « The Big Picture », qui les a menés vers les cimes du rock hexagonal. Rencontre avec Julien Peultier, guitariste du groupe issu de la scène mulhousienne et réalisateur de ce film en immersion, disponible sur Jack, le bras armé musical de Canal +.  

On vous connaissait guitariste de Last Train et on vous découvre réalisateur d’un documentaire sur votre groupe… Qu’est-ce qui vous a poussé à passer derrière la caméra ?

Ce n’est pas nouveau pour moi ! Avec Last Train, on a pour habitude de tout faire nous-même. En 2014, j’avais déjà fait le premier clip du groupe pour le titre « Cold Fever », puis un autre pour le morceau « Fire » (voir ci-dessous) (…) et j’en ai fait d’autres pour d’autres artistes. J’adore la réalisation et le cinéma, de manière générale : ça me permet d’être dans l’artistique, en faisant autre chose que de la musique. Pour ce documentaire, tout a commencé avec le Main Square Festival d’Arras. Annulé l’an passé, le festival a donné une carte blanche aux artistes pour réaliser une vidéo afin de s’adresser au public à travers la Main Square TV. L’idée d’un documentaire consacré au groupe est née… Du coup, j’ai fait des interviews des membres de Last Train, mais aussi de Rémi Gettliffe, le producteur-réalisateur de l’album. Je me suis retrouvé avec plus de 7 heures d’interviews, avec plein de choses à raconter, mais aussi des images de la session d’enregistrements en Norvège. J’avais donc de la matière pour faire un vrai documentaire avec des schémas narratifs et un fil rouge.

« Proximité et distance »

On imagine que réaliser un documentaire sur son propre groupe est un exercice périlleux…

Ce n’est pas facile effectivement, c’est un peu schizophrène comme travail. Car, si je fais partie du groupe depuis 10 ans, il a fallu, dans le même temps, interviewer mes copains, visualiser les entretiens, retranscrire leurs propos, les couper au montage… Ça représente de longues heures passées devant mon ordinateur. Malgré cette proximité, j’ai essayé de prendre de la distance pour ne pas donner une vision toute rose du groupe ou faire de la promo gratuite. À travers ce documentaire, j’essaye de montrer qui est le groupe Last Train, les coulisses, le processus de création, les enregistrements en studio…. Pour nous, c’est un moyen de clore quelque part l’histoire de « The Big Picture », notre deuxième album sorti en septembre 2019, que l’on n’a malheureusement pas pu complètement défendre sur scène, avec beaucoup de concerts décalés, en raison de la crise sanitaire. Ce documentaire retrace aussi l’histoire d’amitié des quatre mecs qui font Last Train. On y voit aussi Rémi Gettliffe (Ndlr : du studio d’enregistrement sundgauvien White Bat Recorders et réalisateur de l’album), très proche de nous dans le processus de création et véritable cinquième membre du groupe. L’idée générale de ce documentaire, diffusé sur Jack (Ndlr : du groupe Canal +), c’est de proposer du « off » à nos fans avec du contenu de qualité !

Votre album « The Big Picture », unanimement salué par la critique lors de sa sortie, devait vous ouvrir les portes des plus grand festivals à l’été 2020 (Eurocks, Mainsquare, Beauregard, Vieilles Charrues…), vous programmer en première partie des Red Hot Chili Peppers à Lyon (…), avant que le Covid n’en décide autrement. Avez-vous vécu cela comme une injustice ?

Je ne parlerais pas d’injustice, mais ça été difficile à encaisser ! Nous avons été coupés dans notre élan. On revenait d’une période de pause et on allait enchaîner de nouvelles dates où l’on savait que beaucoup de choses allaient se jouer avec un été magnifique, puis une tournée des salles, avec un Olympia à la clé… Si, bien sûr, il y a eu de la déception, nous ne sommes pas à plaindre, nous avons la chance de vivre de notre musique et nous ne sommes ni des infirmiers, ni des médecins mobilisés dans les hôpitaux toute la journée. Il faut relativiser et continuer à nous projeter dans l’avenir, de travailler au quotidien pour rebooker les concerts décalés. Bref, il faut avancer en proposant de nouvelles choses, comme ce documentaire.

« Hâte de retrouver notre public »

Si la situation sanitaire le permet, vous devriez normalement reprendre les concerts dans les prochaines semaines. Comment abordez-vous cette reprise ?

On a vraiment hâte de retrouver notre public. Après plus d’un an sans concert, on ressent un manque terrible. On vit notre passion par le live depuis le début de notre carrière. Rencontrer des gens, discuter avec eux après les concerts… fait partie de notre ADN. Il nous tarde de retrouver tout cela. Pour notre retour sur scène, il va falloir réfléchir à des concerts qui seront certainement un peu différents de ce que l’on a pu faire lors de la précédente tournée. On présentera de nouvelles choses, y compris visuellement. Il va falloir un peu innover parce que le public en a besoin. On sait qu’il répondra présent !

Vous allez faire de nouveaux titres ?

Je ne peux pas en dire plus pour l’instant, mais avec Last Train nous sommes actuellement en studio pour enregistrer. Ce ne sera pas un album mais, oui, il y aura de la nouveauté, on y travaille. Parallèlement, nous avons également fait deux titres avec le groupe français Bandit Bandit à l’occasion de la session Unik avec la radio Fip, l’Adami et le Disquaire Day. Le vinyle sortira en 300 exemplaires le jour du Disquaire Day, le 12 juin. Ce type de projet nous sort de notre quotidien, c’est ultra plaisant !

« Le moment de relancer les choses »

Au final, ce documentaire est-il une manière de reprendre votre destin en main ?

C’est en tout cas le moment de relancer les choses. Durant toute cette période, nous avons été assez silencieux. Nous n’étions pas partants pour faire des chansons devant une caméra en acoustique, on souhaite privilégier le qualitatif, comme avec le concert diffusé sur Arte à l’été 2020, en lien avec les Eurockéennes.

Qu’est-ce que l’on peut vous souhaiter ?

(Sourire). Que l’on puisse faire des concerts dans de bonnes conditions, de beaux festivals… Que l’on puisse enfin se retrouver ensemble avec le public pour ces grands moments de communion et de fête que sont les concerts !

« The Big Picture, le documentaire », à retrouver sur jack.canalplus.com + d’infos sur Facebook.com/lasttrainofficial

 

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