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VOYAGE AU SIÈCLE DES LUMIÈRES

dimanche 23 octobre 2022 - De 17h00 à 18h15

VOYAGE AU SIÈCLE DES LUMIÈRES

Eglise Sainte Marie, MULHOUSE

Le XVIIIème siècle est marqué par un mouvement littéraire et philosophique qui se développe dans toute l’Europe. La musique baroque, fastueuse et décorative, est un art réservé à une élite. La cour et les familles nobles sont les principaux mécènes dont dépendent compositeurs et instrumentistes. Toute personne de qualité se doit de connaître, d’apprécier et même de pratiquer la musique. La suite instrumentale (succession de danses à caractère contrastant) est présente dans chaque cour et chaque bal pour divertir la noblesse.

Les philosophes des Lumières ont à cœur de permettre aux élites non aristocratiques d’accéder au vrai savoir, à la liberté et au bonheur, ce qui influence fortement la culture et la musique. Les suites des danses deviennent des sonates, (en italien, sonata, suonata) forme instrumentale qui se différencie de la cantate (de l’italien, cantare : chanter). Le public est maintenant plus concentré sur l’écoute de la musique, ce qui favorise une recherche de la virtuosité instrumentale, qui sera accentuée au XIXème siècle.

Le nom des Hotteterre est celui d’une dynastie de luthiers et de musiciens. Etablis depuis le XVIème siècle à la Couronne de Boussey, dans l’Eure, ils fabriquèrent des instruments pendants six générations. Les musiciens les plus talentueux de la famille furent accueillis à la Cour, dans la grande bande des hautbois de l’Ecurie, puis participent aux divertissements royaux en compagnie des plus célèbres musiciens de ce temps. Jacques Martin Hotteterre (1684-1762), avait acquis une renommée de compositeur et de flûtiste apprécié de Louis XIV.
Les « Babioles » du flûtiste virtuose Jean-Christophe Naudot (1690-1762), qui vécut à Paris, furent publiées pour la première fois en 1730, pour deux vièles, musettes, flûtes à bec, flûtes traversières, hautbois ou violons, sans basse. Les vièles et les musettes, autrefois fort en vogue dans les salons les plus distingués de la haute société française, sont aujourd’hui à peu près complètement tombés en désuétude. Parmi les autres instruments mentionnés dans le titre original, les flûtes se prêtent particulièrement bien à l’interprétation de ces pièces à l’inspiration et à l’écriture élégantes.

Nous avons peu d’éléments sur la vie d’Antoine Dornel (ca. 1680 -ca. 1755), les dates de sa naissance et de sa mort sont incertaines. Il a été nommé maître de musique de l’Académie Française en 1725, et c’est à ce moment-là qu’il acquiert son prestige sur la scène musicale de Paris.
C’est avec ses recueils des pièces, suites et sonates, qu’il contribua à deux grandes tendances caractérisant la musique instrumentale française du XVIIIème siècle : l’amélioration de la construction des instruments et le développement d’une certaine virtuosité. Ces deux aspects ouvriront la porte à une nouvelle recherche des musiciens solistes, aboutissant à une rencontre réussie des styles français et italien.

Le grand dialogue sur les grands jeux de Louis Marchand (1669-1732), composé en 1696 pour son troisième livre, est une grande fresque à la française, avec une ouverture joyeuse en trois temps alternant les claviers. Ensuite une partie plus méditative en do mineur va précéder un rythme gai, à trois temps, pour conclure en grandeur avec un mouvement en 6/4, plus léger, interprété sur les grands jeux de l’orgue.

Louis Marchand, à travers cette pièce, développe avec élégance, raffinement et imagination la musique française du siècle des lumières.
Georg Telemann (1682-1767) a écrit non seulement un nombre immense d’œuvres instrumentales, souvent destinées à la collegia musica qui avait été fondée à Francfort et Leipzig. Sa Tafelmusik (Musique de Table), est l’une des plus grandes et des plus extraordinaires collections de musique instrumentale du baroque tardif, elle a été publiée en 1733.

Telemann était le grand maître européen du « goût mêlé ». Les Ouvertures (suites) en sont de beaux exemples, avec leurs sous-titres français tels que Lentement, Vite et Réjouissance, adaptés à la mode française mais portant également des indications de caractères italiens tels que Vivace, Allegro et Presto.

PROGRAMME

Jacques Hotteterre ( 1684-1762)
Sonate en trio en Ré mineur op.3 n°3
Prélude, Fugue, Vivement

Jean-Christophe Naudot (1690-1762)
Suite n°2 en Sol Majeur
Gracieusement, 1ère Contredanse en Rondeau, 2ème Contredanse, 1ère Polonaise, 2ème Polonaise, Rondeau, 1er Menuet, 2ème Menuet

Antoine Dornel (env. 1680- env.1755)
Suite en Ré majeur
Ouverture, Sarabande, Gavotte, Chaconne, 1er Rigaudon, 2ème Rigaudon

Louis Marchand (1669-1732)
Dialogues sur les grands jeux (orgue)

Georg Philipp Telemann(1682-1767)
Trio en mi mineur de la Tafelmusik
Affetuoso, Alegro, Dolce, Vivace

Quatuor n°2 en mi mineur
Lento, Presto, Cantabile, Allegro

MUSICIENS

Claudine SOUCAILLE, flûte à bec
Elle a fait ses études au Conservatoire National de Région de Strasbourg où elle obtient plusieurs médailles d’or ainsi qu’un diplôme supérieur d’instruments en flûtes à bec. Elle obtient également une licence de musicologie à l’université de Strasbourg. Puis elle poursuit ses études à la Schola Cantorum de Bâle dans la classe de Michel Piguet en flûte à bec et dans la classe d’Oscar Peter en traverso.

Claudia REGGIO, traverso 
Flûtiste franco-argentine, installée à Strasbourg depuis 2002. Titulaire d’un Diplôme d’État de professeur de musique, elle est également diplômée des conservatoires de Buenos Aires et de Strasbourg en flûte traversière, musique de chambre et traverso. Elle a eu le privilège d’étudier la musique avec Nancy Hadden, Martin Gester, Jean-François Alizon, Christine Bayle, Mario Caroli, Claire Gentilhome et Kaija Saariaho, entre autres. Ses expériences l’ont amenée à se sensibiliser à différentes approches de la musique.

Claudia réalise de nombreux projets faisant intervenir divers ensembles de musique de chambre aux répertoires variés, ce qui lui a permis de se produire en France, Allemagne, Italie et Argentine. Actuellement elle fait partie du duo « Iridis», avec qui elle a enregistré le CD « Impressions ». En 2019, elle fonde l’ensemble LA TRAVESIA.

Bruno SOUCAILLE, orgue et clavecin

Originaire de Belfort, Bruno Soucaille a commencé ses études, au Conservatoire à Rayonnement Départemental de Belfort dans la classe de J.C. Ablitzer par la suite il continue à se former en musicologie à l’université de Strasbourg, puis étudie l’orgue et le clavecin au Conservatoire à Rayonnement Régional de cette même ville. Par la suite, il s’est perfectionné au CNR de Metz et à la Staatliche Hochschule für Musik de Stuttgart où il a obtenu une licence de concert.
Bruno Soucaille a occupé la fonction de titulaire de l’orgue de l’église St Léon à Strasbourg de 1986 à 1992 et de l’église St Martin d’Erstein de 1992 à 1999. Il est formateur d’organistes d’église dans le cadre du centre d’action liturgique et musique de l’évêché de Strasbourg. Claveciniste de l’orchestre de chambre d’Alsace «La Follia» et de l’ensemble de musique baroque « La Messinoise», il donne régulièrement des concerts comme soliste et accompagnateur.
Il est actuellement directeur de l’école de musique de Sélestat, de l’orchestre de chambre de Sélestat. Il a également dirigé l’Harmonie 1990 jusqu’en 2019. Depuis 2011, il est titulaire de l’orgue Stiehr-Mockers-Aubertin de 1858 de l’Eglise St Martin de Kintzheim. Depuis fin 2012 il est également organiste co-titulaire des trois orgues de la Collégiale St Martin de Colmar et depuis novembre 2014 il est fait partie de l’équipe des quatre organistes titulaires de l’orgue Silbermann de l’Abbatiale d’Ebersmunster.

Plus d’infos sur :  https://sainte-marie-mulhouse.fr/
Renseignements : ste.marie.ecv@gmail.com ou 03.89.46.42.84
Billetterie en ligne sur Hello Asso : https://www.helloasso.com/associations/latin-art/evenements/voyage-aux-siecle-des-lumieres

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 Prix : Entrée: 12€ - gratuit pour les - de 18 ans

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