Otarie, saïmiris, mangoustes naines… Un bel été pour les naissances au Zoo de Mulhouse
Pôle européen de conservation et de connaissance des espèces menacées, le Parc zoologique et botanique de Mulhouse a accueilli, cet été, de nombreuses naissances et même une nouvelle espèce. Bébés saïmiris, flamants rouges, mangoustes naines, ibis chauves, tamandua et otarie, découvrez les nouveaux pensionnaires du parc.
Publié à 11h03 Lecture 5 min.
Comme ce petit saïmiri, sur le dos de sa maman, de nombreux animaux sont nés cet été au Zoo de Mulhouse.
―Christophe SchmittVenus en nombre, tout au long de l’été, les visiteurs du Parc zoologique et botanique de Mulhouse ont pu découvrir, au fil des semaines, de nouveaux pensionnaires dans les enclos et bassins du site. Dernier arrivé, le bébé otarie à crinière a fait sa première sortie dans le bassin, le 20 août, et attire déjà tous les regards… « Cette petite otarie est née le 17 juillet, on ne connaît pas encore son sexe et elle n’a donc pas encore de nom, explique Delphine Jacquot, soigneuse et référente du secteur carnivores au Parc. Les otaries savent naturellement nager au bout de quelques jours et elle a déjà pu s’entraîner dans les petits bassins intérieurs. » Très à l’aise dans l’eau, elle se montre curieuse et découvre le grand bassin extérieur au côté de sa maman Ava, et de sa grande sœur Eden. Ses sorties se font en alternance avec celles de son père Bowie, qui risquerait de l’écraser, au vu de son imposant gabarit.
La petite otarie a découvert le grand bassin le 20 août.
―Catherine Kohler« Le Zoo fait beaucoup pour la conservation »
Seule naissance d’otarie à crinière enregistrée dans les parcs zoologiques européens en 2026, cette arrivée vient couronner une saison estivale riche en naissances, à Mulhouse. Du côté de l’espace dédié aux espèces sud-américaines, ce sont ainsi quatre petits saïmiris, qu’on appelle aussi « singes écureuils », qui sont nés entre fin juin et début juillet. Pour l’instant accrochés au dos de leur mère, « ils vont commencer à se décrocher progressivement et seront sevrés à l’âge de six mois, explique Cyril, soigneur du secteur sud-américain. C’est une espèce très intelligente et sociable. Il y a beaucoup de liens entre eux, mais aussi entre eux et nous. Je m’occupe d’eux depuis 18 ans, ils font quasiment partie de la famille ! Ils se sentent très bien ici, dans un bel enclos qui leur est adapté. »
Très sociables, les saïmiris vivent en groupe.
―Christophe SchmittCes enclos adaptés, avec de plus en plus d’espace, de la végétation similaire à celle du milieu naturel et des espèces animales qui se mélangent, on les retrouve un peu partout dans le Parc, qui fait du bien-être animal et de la conservation ses priorités. « Le Zoo est un biotope où les espèces doivent vivre en symbiose, comme dans la nature, poursuit Cyril, qui souligne le soutien permanent de m2A, pour adapter les enclos et mener des projets de conservation. Les gens qui visitent le Parc contribuent à la conservation, avec 1€ par ticket reversé pour la préservation des espèces menacées dans leur milieu naturel. Le Zoo de Mulhouse fait beaucoup pour la conservation et soutient de nombreuses ONG. »
Ibis chauves, flamants rouges et mangoustes
L'ibis chauve est l'un des oiseaux les plus menacés au monde.
―Christophe SchmittParmi ces espèces menacées, l’ibis chauve, l’un des oiseaux les plus en danger au monde, a bien failli disparaître dans son milieu naturel. « En danger d’extinction, l’ibis chauve bénéficie d’un programme européen d’élevage et de réintroduction dans le milieu naturel, dont fait partie le Zoo de Mulhouse, souligne Jean Chaperon, le responsable animalier du Parc. Plus de 20 animaux nés ici ont ainsi déjà été réintroduits dans le Sud de l’Espagne. » Deux ibis chauves sont nés, cet été, à Mulhouse et pourront faire partie, à terme, de ceux qui rejoignent leur milieu naturel. Un peu plus haut dans les allées du Zoo, six jeunes flamants rouges, nés au printemps, et reconnaissables à leur couleur grise, ont aussi rejoint la colonie de cette espèce caribéenne.
Les mangoustes naines sont visibles dans leurs enclos de l'espace Horizon Afrique.
―Christophe SchmittDu côté de l’espace Horizon Afrique, quatre mangoustes naines sont nées début mai et sont visibles par les visiteurs, quand elles ne se cachent pas dans leurs terriers ! « Les mangoustes naines partagent leur enclos et leurs galeries avec les oryctéropes du Cap, explique Justine Godin, responsable des herbivores du Parc. Elles sont carnivores, mais aiment aussi les insectes et les œufs. C’est une espèce très sociable, qui vit en famille et se protège en groupe, un peu comme les suricates. »
Le tamandua, une nouvelle espèce
Le tamandua a rejoint le Zoo de Mulhouse cet été.
―Christophe SchmittAutre arrivée au Parc : le tamandua, un fourmilier arboricole, s’est installé, début juillet, dans le secteur sud-américain. En provenance du Zoo de Francfort, Edwin, un jeune mâle de quatre ans, permet ainsi à son espèce d’être représentée dans le parc mulhousien. « La particularité du tamandua, c’est qu’il est très à l’aise dans les arbres, avec ses grandes griffes incurvées et sa queue préhensible, précise Cyril. Avec ses griffes, il est capable de déchiqueter les souches des arbres pour se nourrir de fourmis et de termites. » Une femelle devrait prochainement rejoindre Edwin, avec, pourquoi pas, une naissance future à la clé ?
L’actualité du Zoo ne se limite pas aux naissances, puisque deux nuits d’observation des chauves-souris sont proposées, les vendredis 28 août et 4 septembre (déjà complètes). Dimanche 13 septembre, c’est un autre temps fort du Parc qui se tiendra : la Journée découverte de la conservation. De nombreuses animation sont proposées et notamment la découverte d’espaces habituellement fermés aux visiteurs. L’ensemble des recettes de la journée est reversé aux 21 programmes de conservation des espèces menacées soutenus par le Parc.
Parc zoologique et botanique de Mulhouse, ouvert de 9h à 19h en août et de 9h à 18h en septembre. + d’infos : www.zoo-mulhouse.com








