Aménagement

Nouveau square Kléber, nouvelles perspectives pour le quartier Fonderie

Nouveaux square Kléber et pont des Noyers, réaménagement des rues alentour… Mercredi, c’était jour d’inauguration au cœur du quartier Fonderie, appelé encore à se réoxygéner.

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Le nouveau visage du square Kléber au cœur de la Fonderie.

Le nouveau visage du square Kléber au cœur de la Fonderie.

Lucas Noyon

Il aura fallu neuf mois pour transformer une place essentiellement minérale et défraîchie, sur laquelle les voitures étaient reines, en un nouveau lieu de vie apaisé…. La place – pardon – le square Kléber, ou Klawerplatza pour les dialectophones, a été réaménagé en profondeur, tant dans sa forme que dans ses usages dans le cadre du Programme de renouvellement urbain en cours à la Fonderie, un secteur de ville métamorphosé ces deux dernières décennies. Nivellement de la place, pavés béton drainants, nouveaux mobiliers urbains, arceaux à vélo, luminaires, plantations d’arbres et d’arbustes, végétalisation des espaces au pied des habitations…. Le square Kléber a fait sa petite révolution, laissant toute leur place aux piétons et aux cyclistes et apaisant, de fait, la circulation automobile, désormais limitée à 20km/h, avec une zone de places de stationnement 30 mn gratuites.

« On a le droit d’être heureux »

Séquence inaugurale, mercredi 21 mai, avec le maire de Mulhouse Michèle Lutz.

Séquence inaugurale, mercredi 21 mai, avec le maire de Mulhouse Michèle Lutz.

Lucas Noyon

« Les travaux ont, bien sûr, généré des dysfonctionnements et des désagréments, mais aujourd’hui, on a le droit d’être heureux, a commenté le maire Michèle Lutz, lors de l’inauguration, mercredi 21 mai en fin d’après-midi. Ce réaménagement du square Kléber a poursuivi plusieurs objectifs : améliorer le cadre de vie des habitants, apaiser la circulation automobile, proposer un meilleur partage de l’espace public entre les différents types d’usagers et de déplacements et, aussi, adapter notre ville aux changements climatiques en désimperméabilisant les sols, en maintenant les arbres en bonne santé et en végétalisant les espaces. Ce square offre aussi un cadre propice à la vocation commerçante (Ndlr : boucherie Wittmann-Brand présente depuis plus de 100 ans) de ce secteur de ville, qui voit de nouveaux porteurs de projets arriver (Ndlr : l’ouverture, entre autres, en 2026, d’une enseigne portée par l’équipe de la guinguette urbaine du Nid). »

Interconnexion

Le pont des Noyers permet d'accéder à l'EuroVéloroute 6 et à l'avenue d'Altkirch.

Le pont des Noyers permet d'accéder à l'EuroVéloroute 6 et à l'avenue d'Altkirch.

Catherine Kohler

Ces réaménagements incluent la rue du Manège (jusqu’à l’intersection avec la rue François Spoerry) et la rue des Corneilles jusqu’au nouveau pont des Noyers, rouvert aux piétons et cyclistes depuis mai 2024, après un an de rénovation, permettant d’accéder notamment à l’EuroVéloroute 6, qui longe le canal du Rhône au Rhin, mais aussi de rejoindre l’avenue d’Altkirch. « Un pont, c’est un lien entre deux rives et du liant entre deux quartiers. On a modifié les usages et la vocation de ce pont fermé à la circulation automobile depuis 2008. En créant un escalier et une rampe, le pont des Noyers est interconnecté à l’EuroVéloroute 6, passant sous l’ouvrage, et à la ligne 5 du Plan vélo de la Ville », a commenté Claudine Boni Da Silva, adjointe au maire déléguées aux Mobilités. Coûts des opérations, portées par la Ville et Citivia : 882 000 euros pour le réaménagement de la place Kléber (pris en charge par la Ville, avec des subventions de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, m2A, la Collectivité européenne d’Alsace) ; 700 000 euros pour la rénovation du pont des Noyers (avec une participation financière de l’ANRU, m2A et de France Relance), auxquels s’ajoutent 230 000 euros pour le réaménagement des alentours du pont, intégrant les traversées des quais d’Oran et d’Isly.

De nouvelles transformations à venir

La place des Maraîchers va être revue et corrigée.

La place des Maraîchers va être revue et corrigée.

DR

Les nouveautés appelant les nouveautés, le quartier Fonderie est encore voué à se transformer ces prochains mois avec notamment, à quelques dizaines de mètres de là, le réaménagement, à l’horizon 2026, de la place des Maraîchers et la piétonnisation-végétalisation des rues des Chantiers et Saint-Fiacre vers le parc Jaquet. Cette même place des Maraîchers devenant accessible depuis la rue du Manège, via un passage créé par la démolition de trois immeubles anciens, situés de part et d’autre du 35 rue du Manège. Côté stationnement et toujours en 2026, un nouveau parking de 440 places verra le jour au Village industriel de la Fonderie. Le tout dans un secteur de ville à l’habitat renouvelé par l’Opération programmée pour l’amélioration de l’habitat (Opah), orchestrée par Citivia, qui touche à sa fin et qui a permis, en quatre ans, dans le secteur Fonderie et alentours, de réhabiliter 511 logements, de générer 6,7 millions de travaux et d’engager 2 millions d’euros de subventions publiques.

Jonction avec le centre-ville

« Nous avons opéré une forte action pour la qualité de l’habitat à la Fonderie, qui comptait de nombreux logements indignes, voire insalubres, a commenté Florian Colom, adjoint au maire et président de Citivia SPL. Les réaménagements du square Kléber et ceux, à venir, de la place des Maraîchers participent aux efforts de décloisonnement du quartier vers le centre-ville. » « La jonction du quartier avec le centre-ville par le développement des liaisons cyclables et piétonnes, doit être encore affirmée, a poursuivi le maire Michèle Lutz. Nous devons notamment travailler le rond-point de la rue de Zillisheim, qui représente une barrière naturelle qu’il faut gommer. » Conclusion du sous-préfet de Mulhouse, Julien Le Goff : « Nous allons, ensemble, tordre le coup à la mauvaise image parfois associée à Mulhouse, pour lui substituer celle d’une ville dynamique, pleine de jeunesse, de talents et de ressources. Mulhouse est une ville qui va de l’avant et qui sait se renouveler en profondeur. » Voilà qui est dit !

Publié le 23 mai