Mulhouse, terre de cinéma : ce n’est pas un film !
Avec huit tournages de films totalisés en quinze mois, à l’image de l’équipe du court-métrage d’Alix Poisson sur le pont depuis lundi, Mulhouse et son agglomération poursuivent l’écriture d’un scénario parfaitement ficelé pour se faire un nom dans l’univers du 7e art.
Si 2020 restera gravée comme une année exceptionnelle en termes de tournages de films, avec plus d’une soixantaine de jours de tournages effectifs à Mulhouse et dans l’agglomération (lire notre article) , 2021 restera, elle aussi, « exemplaire » à plus d’un titre. De « 1432 », court-métrage d’ Alix Poisson en cours de tournage notamment au Théâtre de la Sinne (lire par ailleurs), à « Tropiques », long métrage ovni d’ Edouard Salier tourné cet été, en passant par le très attendu film « Le Principal » de Chad Chenouga avec le brillantissime Roschdy Zem et l’inclassable Yolande Moreau, tourné durant 27 jours en avril et mai, Mulhouse et son agglomération commencent petit à petit à se faire un nom dans l’univers du 7e art avec huit tournages au compteur ces 15 derniers mois. Un chiffre remarquable qui pourrait amener Christophe Devillers à se faire des films. Ce serait mal connaître le directeur de l’Attractivité et à ce titre responsable de la Mission cinéma de m2A, créée en 2017, plus enclin à jouer la carte de la prudence et du labeur. Explications : « Ces tournages sont les fruits d’un travail de fond où nous faisons tout pour faciliter les tournages dans l’agglomération avec un interlocuteur unique et des réponses rapides et adaptées aux besoins. Les équipes qui viennent tourner chez nous sont bichonnées et ça commence à se savoir, mais la route est encore longue et demande de mettre beaucoup d’énergie ».
Facilitateur
« Le Principal » de Chad Chenouga a été tourné durant cinq semaines à Mulhouse.
―Thomas IttyS’il devait y avoir un avant et un après, l’ébauche de ce beau scénario remonte à 2018, année des tournages successifs du film « Les Crevettes pailletées » et de l’épisode de la série de France 2 « Capitaine Marleau » dont les équipes ont loué la qualité d’accueil mulhousienne et la faculté à se plier en quatre pour répondre aux cahiers des charges, par définition, souvent gargantuesques et d’une précision redoutable. « Que ce soit pour l’hébergement, la restauration, les lieux de tournage, les décors, la mise à disposition du matériel… On se doit de répondre aux besoins et d’être un facilitateur », explique-t-on à la Mission cinéma de m2A, qui travaille en lien étroit avec la Région Grand Est aux commandes des dispositifs « cinéma et audiovisuel » dont Plato , réseau tournages Grand Est. Autant d’efforts de mise en synergie mais aussi financiers (Ndlr : 225 000 euros débloqués en cinq ans par le Fond d’aide à la production de m2A, auxquels s’ajoute la mise à disposition gratuite de lieux et d’équipements municipaux pour les tournages, comme le Théâtre de la Sinne ces derniers jours pour le court-métrage d’Alix Poisson ou le Conservatoire pour « Capitaine Marleau ») qui portent leurs fruits avec des retombées économiques estimées entre 2,5 et 3 millions d’euros pour le territoire sur cette même période.



