[Reportage] Diabète : une quinzaine mulhousienne pour prévenir et informer

Dépister, prévenir et sensibiliser. C’est toute l’idée de la Ville et de ses partenaires mobilisés pour la Quinzaine du diabète. Reportage au CSC Lavoisier-Brustlein, où a démarré, jeudi, cette édition 2024, qui multiplie les rendez-vous gratuits, jusqu’au 29 novembre, aux quatre coins de Mulhouse.
Avec 384 000 habitants du Grand Est pris en charge en 2021, soit 6,7 % de la population de la région et une augmentation de 3,2% en cinq ans, le diabète fait partie des maladies chroniques les plus répandues. Et plus encore à Mulhouse, avec une prévalence de +30% de personnes diabétiques par rapport à la moyenne nationale. La « Quinzaine du diabète », orchestrée par la Ville avec ses partenaires depuis 2006, n’est donc pas de trop pour dépister, prévenir et sensibiliser les Mulhousiens sur cette maladie souvent silencieuse. Et pour marteler ce message, l’ensemble des acteurs mobilisés ont imaginé les choses en grand, en multipliant les rendez-vous (une trentaine au total) et les formes (contrôles de la glycémie, conseils en diététique, informations sur l’activité physique, ateliers, conférences, ciné-débat… Programme complet ici ) aux quatre coins de la ville, du 14 au 29 novembre.
Contrôle de glycémie : même pas mal !
Le coup d’envoi de la « Quinzaine du diabète » 2024 a été donné, jeudi matin, au centre socioculturel Lavoisier-Brutslein. « Asseyez-vous, on va vous faire remplir un petit questionnaire pour connaître votre âge, poids et taille, avant de vous faire un contrôle de glycémie ». Un message que répètent les binômes Corinne-Mireille et Chantal-Joëlle, respectivement infirmières retraitées et bénévoles au CSC Lavoisier-Brustlein. « Sur une matinée de deux heures de présence, nous recevons entre 50 et 80 personnes, commentent-elles. On rencontre des publics différents, c’est important de les sensibiliser. Quand on constate un taux de glycémie élevé, on aiguille vers le médecin. » Et qu’on se le dise, les réfractaires aux piqûres peuvent mettre leurs craintes au placard : on ne sent rien, ou quasiment, au moment de se faire micro-piquer sur la pulpe du doigt lors du contrôle de glycémie, parole de journaliste de M+, qui, pris de court, n’a malheureusement pas fait le test à jeun, d’où des mesures du taux de glycémie peu fiables…
Orienter
Passée cette première halte, qui aura aussi permis de prendre conscience que le diabète est facteur de risque cardiovasculaire, au même titre que l’hypertension artérielle, le tabagisme, le cholestérol ou la sédentarité, le public est invité à rencontrer une diététicienne pour des conseils, emprunts de bon sens, qui méritent d’être rappelés. « On peut manger de tout mais pas tout le temps et en n’importe quelle quantité, résume Alice Baumann, diététicienne. En discutant avec les publics, on s’aperçoit souvent que beaucoup mangent trop sucré le matin, ce qui les empêche de tenir jusqu’à midi. On est là pour sensibiliser, informer, orienter, voire accompagner les personnes que l’on rencontre lors de cette Quinzaine du diabète ».
Tous les publics

Des conseils en diététique font partie du programme de cette Quinzaine du diabète.
―Catherine Kohler« Et, en plus, c’est gratuit ! »

Les visiteurs sont accueillis par une infirmière et une secrétaire.
―Catherine KohlerProgramme complet téléchargeable ici