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« Le street workout, c’est la liberté ! » | M+ Mulhouse

« Le street workout, c’est la liberté ! »

30 octobre 2021 à 11h42 par 1 1000

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On l’avait quitté il y a deux ans lors de l’inauguration du Passage du Théâtre après réfection, les badauds l’ont retrouvé, vendredi en fin d’après-midi, au même endroit mais aussi rue de l’Arsenal pour une performance au sein du « Duo Destiny ». Rencontre avec Vick Achoub, figure emblématique du street workout mulhousien.

Qu’est-ce qui vous a poussé à pratiquer le street workout ?

Tout a commencé en 2010 quand j’ai commencé par regarder les vidéos de l’Américain Hannibal For King (voir vidéo), qui n’a pas eu un parcours de vie facile, qui l’a même conduit en prison, avant de devenir une légende de la discipline. C’est grâce au sport qu’il arrive à s’en sortir et ça me parle. En associant gym, musculation, gainage et acrobaties, le street workout a un côté hyper spectaculaire, qui m’a immédiatement accroché.

Vous aviez déjà des bases de gymnaste avant de vous lancer ?

Absolument pas ! Le seul sport que j’ai vraiment pratiqué, gamin, c’était du foot. Je suis un ancien maigre, j’ai du coup commencé à faire de la musculation. La découverte du street workout a franchement changé ma vie. J’ai commencé à prendre confiance en moi, à m’affirmer, alors que je suis au départ un vrai timide qui ne va pas spontanément vers les autres.  Si j’ai découvert la discipline en 2010, ce n’est qu’en 2014 que j’ai réellement commencé à vraiment la pratiquer. C’est l’année où j’ai eu le déclic en réussissant à faire le « muscle-up » traction complète, ma première figure !

« Plus il y a de la créativité, mieux c’est »

Qui vous a enseigné la discipline ?

Personne, j’ai appris seul en regardant des vidéos, en me disant que si d’autres personnes arrivent à le faire, pourquoi pas moi. C’est le mental qui prime dans le street workout qui demande motivation et persévérance, de croire en soi finalement ! J’ai rencontré par la suite d’autres adeptes à Mulhouse, comme la team des Bartiate. Dans ce sport, il y a de l’entraide, on se lance des défis qui permettent de progresser, de se surpasser. Dans le street workout, plus il y a de la créativité, mieux c’est. On s’amuse, tout en développant son corps et son mental.

Quels sont vos spots préférés à Mulhouse ?

Le grand spot, c’est celui du Gay Lussac. C’est d’ailleurs avec un ami, Julien Boulet, que l’on avait fait la demande à la Ville, dans les années 2017, pour avoir un vrai parc de street workout, comme dans d’autres villes telles Besançon ou Bâle. Ça ne s’est pas fait du jour au lendemain, il a fallu sensibiliser le grand public à cette discipline qui était encore méconnue. Il y a aussi un bon spot au Drouot, mais ce que je préfère, c’est la rue ! Je me sers des matériaux urbains pour pratiquer. Le street workout, c’est d’abord la liberté et la gratuité. C’est ce qui m’a amené ensuite à faire des rencontres, participer à des compétitions nationales et internationales, mais aussi des prestations au Paradis des sources à Soultzmatt. J’ai même fait, en 2018, le casting de l’émission « La France a un incroyable talent » sur M6…  Tout ce qui amène à démocratiser le street workout est bon à prendre.

Transmettre des émotions avec le « Duo Destinity »

Vous êtes intervenus vendredi dans l’espace public à Mulhouse avec « Duo Destiny », c’est quoi l’idée ?

Ce duo est né de la rencontre avec ma compagne, Florence Huynh, il y a un an lors d’un rassemblement de street workout, à Belfort. On propose des performances associant nos disciplines et en mélangeant les arts : le street workout pour moi, la danse classique ou contemporaine mais aussi la Pole dance qu’elle enseigne pour Florence. On s’est vraiment trouvés artistiquement, mais aussi par notre façon de penser, d’où notre nom « Duo Destiny ». Le film « Sexy dance » correspond parfaitement à notre duo, entre moi qui ai découvert la discipline dans la rue et ma chérie, qui a une formation de danse plus académique. La date de vendredi à Mulhouse était notre troisième représentation dans l’espace public. Ça a un sens pour moi qui suis né et ai grandi à Mulhouse, ville à laquelle je reste très attaché. On essaye avec ce duo acrobate et aérien de démocratiser nos arts et de transmettre des émotions et des messages aux gens qui nous découvrent.

Quels sont vos prochains projets ?

J’aimerai bien tourner, toujours avec notre duo, une vidéo dans le superbe cadre du Théâtre de la Sinne ou faire un tournage sur le toit de la Tour de l’Europe, symbole fort de ma ville de cœur. Et pourquoi pas intervenir lors du Festival Scènes de rue… A terme, on espère exporter notre duo ailleurs aussi. Même si je suis toujours membre de l’association de street workout Bar Fuzion à Mulhouse, j’ai intégré la compagnie belfortaine de cirque PCCR. Ce qui est géniale avec le street workout, c’est de se dire que quand on a une idée, on peut toujours y aller !

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