Le Séchoir : deux foisonnantes expos collectives pour commencer
Onze ans après son ouverture, Le Séchoir poursuit sa route. La nouvelle saison 2026-2027 débute par un cycle "Textures", invitant matière et paysage au sein de deux foisonnantes expositions collectives.
Publié à 9h30 Lecture 3 min.
De gauche à droite : Paul Béranger (peintre), Matthieu Stahl (peintre-plasticien), Claudine Gambino-Cibray (céramiste).
―Jérôme KarlenExpo-vente jusqu’à ce dimanche 27 septembre
Le centre d’art contemporain mulhousien - et ateliers d’artistes - entame une nouvelle saison tambour battant. Jusqu’au dimanche 27 septembre 2026, l’exposition-vente "Prochain Arrêt La Terre" présente le travail de 18 artistes du Grand Est, ayant répondu à l’appel de l’Institut européen des arts céramiques de Guebwiller. Cette carte blanche met en lumière la diversité créative du collectif, dont Claudine Gambino-Cibray, artiste-résidente au Séchoir, est l’une des figures marquantes. Vaisselle contemporaine, bijoux et autres sculptures attendent les visiteurs à l’endroit même où la société Oscar Lesage donnait vie, dès la fin du XIXe siècle, à des tuiles en argile. La terre, matière première d’hier, devient ainsi matière artistique aujourd’hui.
"Paysage en partage », deuxième temps fort
L’autre temps fort du trimestre se déroulera du 9 octobre au 8 novembre. "Paysage en partage", en partenariat avec les Journées de l’architecture, s’articulera autour de la notion de territoire. L’exposition s’intéresse aux façons dont les pratiques contemporaines prennent appui sur un territoire, ses ressources, ses usages et ses savoir-faire. Paul Béranger, architecte de formation et artiste-résident au centre d’art, insiste sur « le décloisonnement des pratiques, l’utilisation de matériaux justes, locaux et low-tech, et l’absence de recours aux nouvelles technologies ». Parmi les artistes réunis figurent notamment Anne Immelé, qui expose à l’international et est chargée de la Biennale de la photographie de Mulhouse, ainsi que David Mey, marqueteur installé à Motoco. La séquence s’achèvera le 8 novembre à 17h avec une performance de Jean-Luc Roth et de l’artiste syrienne Alaa Totonji (luth et percussions).
Le Séchoir est installé depuis 11 ans à la Tuilerie, rue Josué Hofer.
―Catherine KohlerCiné, débat, Atelier du vestiaire…
Cette ouverture de saison donne ainsi le ton d’une programmation qui « cherche à faire dialoguer les pratiques et les regards ». Le Séchoir ouvrira notamment sa programmation au cinéma et au débat, avec le ciné-débat Itinéraire(s), puis aux arts numériques, avec "DIALECTOR / ChatGPT", une installation mettant en relation le programme conversationnel imaginé par Chris Marker dans les années 1980 et l’IA actuelle. Une étape importante dans le développement du Séchoir se concrétise également, avec l’installation permanente de L’Atelier du Vestiaire, projet artistique porté par l’ADAPEI Les Papillons Blancs. Ce nouvel espace doit favoriser les échanges déjà engagés avec les artistes résidents, tout comme le partage des savoir-faire. « Une première en France », souligne fièrement Sandrine Stahl, cofondatrice du Séchoir, qui entend ainsi poursuivre la vocation du lieu « à conjuguer création, expérimentation et transmission ». Ce tour d’horizon ne serait pas complet sans évoquer les résidences de recherche en danse, sons et musique, ainsi que les cours et ateliers qui émaillent ce trimestre.
Par Jérôme Karlen
Le Séchoir, 25, rue Josué Hofer (La Tuilerie). Expo-vente vendredi 25 et samedi 26 septembre de 14h à 18h, dimanche 27 septembre de 10h à 13h et de 14h à 18h. de + d’infos sur https://www.lesechoir.fr/


