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Le Noumatrouff : 27 ans de crédibilité rock’n’roll !   | M+ Mulhouse

Le Noumatrouff : 27 ans de crédibilité rock’n’roll !  

1 octobre 2019 à 11h16 par 9830

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De Lofofora à Zola, Le Noumatrouff s’affranchit encore une fois des frontières des genres musicaux, tout en s’affirmant comme un acteur majeur de l’accompagnement de la scène locale. Tour d’horizon, à l’occasion du démarrage de sa (déjà) 27e saison.    

Les saisons passent, Le Noumatrouff demeure en poursuivant sa route et peut, avec une légitime fierté, se retourner sur son passé, tout en accueillant à bras ouverts le présent et l’avenir. S’il y a une personne qui symbolise la salle mulhousienne des musiques actuelles, c’est son directeur Olivier Dieterlen, qui enchaîne les saisons à la tête de cette vénérable maison, sans laisser apparaître une once de nostalgie.

60 à 80 concerts annuels

Avec une moyenne de 60 à 80 concerts par an auxquels s’ajoute une vingtaine de dates produites par d’autres structures, Le Noumatrouff se situe, en termes de diffusion de concerts, dans « la moyenne haute des salles de musiques actuelles françaises », confie le directeur. « Nous restons fidèles à une programmation faisant écho au rap, au rock et à l’électro. Et nous essayons toujours de trouver dans notre programmation l’équilibre entre les anciens groupes qui ont grandi avec Le Noumatrouff et les nouvelles tendances ».

Ce premier trimestre de la saison 2019-2020 ne faillira pas à cette ligne de conduite avec des valeurs sûres, telles Lofofora (9/11) ou Les Innocents (7/12), et des artistes dans l’air du temps, à l’image de Zola (5/10 – complet) ou 13 Block (16/11).

Mixité des générations et des styles

« Depuis deux-trois ans, nous assistons à un renouvellement du public avec des jeunes qui viennent massivement à certains concerts, souligne Olivier Dieterlen, à la tête d’une équipe de cinq salariés, auxquels s’ajouteront deux emplois en service civique en cours de recrutement. Au-delà d’être un lieu culturel, nous sommes par essence un lieu de rencontres. Nous brassons une mixité de publics, tant au niveau des générations que des styles de musique écoutés. En cela, nous créons du lien social ». Bon an, mal an, ce sont quelque 20 000 spectateurs qui se croisent du côté du Noumatrouff. Et quand les projecteurs de ses deux salles de concert s’éteignent, Le Noumatrouff reste un haut lieu de vie des musiques actuelles en accompagnant les groupes d’ici comme d’ailleurs – qu’ils soient professionnels, semi-professionnels ou amateurs – pour préparer leurs lives lors de résidences. Pierre angulaire de cet accompagnement à la pratique musicale : les cinq studios de répétition du Noumatrouff, désormais équipés d’un nouveau système de sonorisation.

Dynamique de la scène locale

Thomas Itty

« Nous accueillons une trentaine de groupes réguliers par semaine, tout en proposant – et c’est nouveau – un système de réservation en ligne pour les musiciens non-réguliers qui souhaitent venir répéter, confie Bryce Knoll, responsable des locaux. Il existe une belle dynamique de la scène mulhousienne et des jeunes groupes comme Syndrom, qui commence à décoller (programmé au festival Hellfest 2019, premières parties de Mass Hysteria et de Lofofora, lire également notre article) sont nés dans les studios de répétition. » Pour bien faire prendre conscience de cette belle vitalité musicale locale, Le Noumatrouff a eu la (bonne) idée d’initier, depuis plusieurs saisons, ses soirées concerts Locomotiv, véritables coups de projecteurs sur la scène d’ici. La prochaine édition des 20 et 21 décembre prochains verra parmi la pléthore d’artistes programmés, le come-back des rockers du groupe mulhousien Divas

Sébastien NorthLes studios de répétition du Noumatrouff accueille 30 groupes réguliers.

Côté formations dédiées aux musiciens, Le Noumatrouff proposera, ce premier trimestre, trois sessions portant successivement sur la sonorisation du groupe (16 novembre), le chant (30 novembre) et la musique assistée par ordinateur (logiciel FL STUDIO, 7 décembre, + d’infos brice@noumatrouff.fr).

Vous l’aurez compris : si Le Noumatrouff s’est départi depuis longtemps de son image d’enfant terrible et alternatif de ses débuts, il y a 27 ans, il n’en demeure pas moins toujours actif dès lors qu’il s’agit de soutenir la cause du rock et de ses dérivés, tout en souhaitant, comme l’explique Olivier Dieterlen, « la réhabilitation du lieu ces prochaines années ».

+ d’infos sur noumatrouff.fr 

 

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