Handball : un nouveau départ pour l’ASPTT Mulhouse-Rixheim
Après une saison 2025-2026 loin des objectifs initiaux, l’ASPTT Mulhouse-Rixheim cherche un second souffle avec un effectif jeune et fortement renouvelé. Rencontre avec Guirec Cherrier, co-entraîneur, à quelques jours du premier match à domicile contre Belfort (dimanche 27 septembre à 16h à la Cité des sports de Rixheim).
Publié à 10h48 | Mis à jour à 10h51 Lecture 3 min.
Guirec Cherrier, co-entraîneur de l’ASPTT Mulhouse-Rixheim.
―Catherine KohlerAu début de la saison précédente, l’objectif de montée en Proligue (deuxième division pro) était affiché. Mais ça ne s’est pas passé comme prévu…
L’objectif de terminer parmi les deux premiers avait en effet été annoncé. Après six victoires consécutives en début de saison, nous avons commencé à perdre et nous sommes entrés dans une spirale négative. Le club a alors fait le choix de se séparer de l’entraîneur (Ndlr : Wissem Hmam, ancien international tunisien et habitué des parquets français), en février, et de faire appel à Thibaut Huber et moi pour la fin de saison… Sans pouvoir inverser la tendance, on a fini à la 10e place sur 13. En clair, un exercice raté.
"La montée en Proligue n’est donc pas l’objectif à court terme"
Quel est l’objectif pour cette saison ?
C’est une année de transition, un nouveau cycle qui débute. Financièrement, la voilure a dû être réduite en raison d’un contexte économique défavorable, notamment avec les partenaires privés. La masse salariale a été revue à la baisse, avec des joueurs plus jeunes venant de divisions inférieures… L’effectif a ainsi été renouvelé de moitié. Le but est de recréer une cohésion, un projet de jeu, avec une montée en puissance sur deux-trois ans. La montée en Proligue n’est donc pas l’objectif à court terme, car nous ne remplissons pas à ce jour le cahier des charges, tant sur le plan sportif que financier.
Comment l’équipe a-t-elle évolué à l’intersaison ?
Six joueurs ont quitté le club, et sept sont arrivés, avec une moyenne d’âge de 22 ans pour ces derniers. La plupart viennent de l’échelon inférieur, avec un niveau que l’on a jugé suffisant pour la Nationale 1 Fédérale. Ce groupe s’appuie sur un contingent de dix «anciens», dont certains sont également assez jeunes.
Après un exercice 2025-2026 décevant, le club mise cette saison sur les jeunes.
―Catherine KohlerAu gymnase de la Doller, mais pas seulement...
Quels sont les atouts de cette nouvelle équipe ?
La jeunesse, donc, accompagnée bien sûr d’indéniables qualités techniques. Mais nous avons misé, dès la reprise fin juillet, sur la cohésion, car lorsqu’on s’entend bien, on a envie d’être bon sur le terrain.
Des matchs particuliers à cocher sur le calendrier ?
Le match de gala à domicile est clairement celui contre Angers, qui a l’ambition affichée de remonter en Proligue après sa descente dans notre division : rendez-vous le dimanche 29 novembre à 16 h au Palais des sports de Mulhouse. Mais Molsheim, Folschviller et Hazebrouck sont autant d’outsiders pour une accession en division supérieure.
Pour terminer, comment décrire les nouveaux liens avec Mulhouse, depuis quelques années ?
Les relations sont harmonieuses, et la nouvelle municipalité est favorable au sport en général. Elles se traduisent d’abord par des moyens plus conséquents, avec une subvention qui est passée, en 4 ou 5 ans, de 1 500 à 90 000 euros par an, en attendant toujours plus pour l’objectif d’accession en Proligue (sourire). Ensuite, en termes d’infrastructures, le gymnase de la Doller a été mis à notre disposition. Il sera notre principal lieu de résidence aux côtés du Palais des sports de Mulhouse et de la Cité des sports de Rixheim (qui accueillera le premier match à domicile contre Belfort, ce dimanche 27 septembre 2026 à 16h). Maintenant, à nous de jouer !
Propos recueillis par Jérôme Karlen
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