Des balbutiements d’Internet à l’IA : le BUT Métiers du multimédia et de l’Internet fête ses 25 ans
Former des étudiants aux métiers du multimédia, au sens large : c’est l’objectif de l’IUT de Mulhouse, qui a lancé un BUT Métiers du multimédia et de l’Internet en 2001 et s’adapte aux nouvelles technologies, en temps réel.
Publié à 10h00 Lecture 3 min.
Des étudiants en troisième année de BUT MMI, dans un studio vidéo installé pour les festivités des 25 ans de la formation.
―Catherine KohlerEn 2001, environ dix millions de Français sont connectés à Internet et peuvent découvrir la toute nouvelle encyclopédie en ligne Wikipedia, depuis leur ordinateur équipé du flambant neuf Windows XP… La même année, l’IUT de Mulhouse lance une nouvelle formation, un DUT Services et réseaux de communication (SRC), afin de répondre aux enjeux liés aux nouveaux outils numériques. « Dès le départ, la formation s’est appuyée sur trois piliers : la création graphique et l’audiovisuel, le développement web ainsi que la communication théorique, appliquée au digital », explique Patrice Wira, le directeur de l’IUT de Mulhouse, qui a enseigné le développement web et la programmation au sein du département de 2002 à 2020. En 25 ans, le département a évolué, avec son temps et avec les technologies. « À l’époque, il n’y avait pas de smartphones, peu de vidéo et de 3D, pas de réseaux sociaux ni de convergence des médias… Aujourd’hui, on peut faire beaucoup de choses avec un smartphone, mais les fondamentaux restent », poursuit Patrice Wira.
Vision à 360°
En 2013, la formation change de nom et adopte le sigle MMI pour Métiers du multimédia et de l’Internet. « Services et réseaux de communication, ça renvoyait à quelque-chose de très technique. MMI a rendu la formation plus attirante », glisse le directeur, avant d’évoquer un autre grand changement, le passage du Diplôme universitaire de technologie (DUT) en deux ans au Bachelor universitaire de technologie (BUT) en trois ans, en 2021. « Tous les IUT ne proposaient pas forcément de licence professionnelle. Désormais, il y a un tronc commun en première année et une spécialisation, sur les deux années qui suivent. » Généraliste dans l’esprit, le BUT MMI poursuit le même objectif depuis 25 ans : former des professionnels avec une vision à 360°. « Le but, poursuit Patrice Wira, c’est de mettre sur le marché des personnes qui savent travailler avec des graphistes, des chargés de communication ou des développeurs web. Ce sont des couteaux suisses ! »
Demain, l’intelligence artificielle
À raison de 55 étudiants par promo, le département MMI a formé plus de 1 400 étudiants en un quart de siècle. « 60% ont poursuivi des études, 40% se sont insérés sur le marché du travail. Parmi eux, 98% ont trouvé un emploi dans les six mois. Nous avons des anciens étudiants qui ont créé leur entreprise, d’autres qui travaillent dans le cinéma, dans l’informatique, dans la photographie, l’illustration ou le journalisme », détaille Patrice Wira. À partir de 2027, plus de 30 ans après les balbutiements de l’internet grand public, MMI tournera une nouvelle page de son histoire en formant ses étudiants à l’usage de l’intelligence artificielle. « Elle ne remplacera pas ces métiers mais les étudiants doivent faire avec, savoir s’en servir. Nous sommes obligés de leur apprendre à l’utiliser, pour savoir comment prompter, mais aussi bien relire et vérifier toutes les informations qu’elle produit », conclut le directeur de l’IUT.
+ d’infos sur https://www.mmi.uha.fr/ et https://www.iutmulhouse.uha.fr/



