M+ supplément thématique : « Mulhouse l'Épopée, Vos rendez-vous »
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Expositions

mercredi 17 avril 2019 au vendredi 3 mai 2019

Métamorphose

Cour des Chaînes, Mulhouse

Selon Pacuku, l’individu qui s’expose au centre d’un environnement, d’un système politique social absurde se dévoile nu, seul, éclairé d’une lumière abstraite, isolé, dont la contradiction intérieure est devenue son quotidien. L’individu vit dans cette confusion qui l’empêche d’être libre ; être soi-même. Sous ces conditions la métamorphose est son compromis pour équilibrer son existence dans son temps. Changement d’un être en un autre, transformation totale d’un être au point qu’il n’est plus reconnaissable.
En peignant, Pacuku ne propose pas de communiquer un sens, la peinture n’est pour lui pas signe mais bien au contraire c’est un cheminement d’accomplissement du soi-même ; un dialogue permanent entre l’intérieur et l’extérieur.
Selon lui, on cherche et on découvre à travers un processus de création toute en communication avec la nature, qui cette fois-ci se trouve à l’intérieur et à l’extérieur de l’individu; la réalité. On prend forme dans notre propre caractère qui nous plaît et on grandit. La réalité devient le laboratoire où tout cela se concrétise.

Son intérêt artistique gravite autour de la question « apprendre à voir ». C’est dans cette réalité que son travail prend forme : « Ce que je vois n’est pas ce que j’attends de voir et inversement. Ce n’est qu’une confusion de formes et de taches. Ce n’est pas la forme en elle-même que je vois en premier temps mais c’est plutôt son contraire, le manque de forme. ». Pour lui, la forme n’existe que par son absence. Elle devient fluide puis concrète et disparait à nouveau. Son originalité c’est qu’elle n’est finalement qu’un rapport ou plutôt une conséquence de rapports. Apprendre à voir à travers la forme c’est se rendre compte de plus en plus que c’est de voir son inexistence.
Donc là on peut parler de rapports infinis, de condition, de tension, d’équilibre et d’un changement permanent d’état de la forme. La forme n’est pas là mais au contraire elle ne devient visible que grâce à ce processus de changement d’état. Elle n’est pas du tout statique. Elle est en processus de création permanente et c’est pourquoi elle ne se révèle que par les rapports, le changement d’état et le mouvement permanent.

M+, l'info de Mulhouse

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