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Des mots pour faire tomber les préjugés | M+ Mulhouse

Des mots pour faire tomber les préjugés

27 mars 2019 à 11h40 par 7450

En amont du festival MotàMot, qui aura lieu du 26 au 28 avril prochain, la bibliothèque Grand’rue a organisé, en ce début de semaine, une rencontre entre collégiens et seniors. Objectif de ces deux séances baptisées « Souviens-moi », nouer le dialogue, faire tomber les préjugés et documenter le tout sous forme d’interviews radio.

Les collégiens du Kennedy d’un côté, les retraités de l’autre : au début de la séance, ce lundi après-midi, l’ambiance est détendue mais le mélange intergénérationnel n’est pas encore au programme… « Vous allez chacun choisir une personne que vous ne connaissez pas, discuter avec elle et la présenter ensuite », lance Jean-Luc Wertenschlag, figure emblématique de Radio MNE, qui anime cet après-midi. La glace se brise presque instantanément, les uns racontent leur quotidien, les autres leurs souvenirs.

« Passer de l’écrit à l’oral et de l’oral à l’écrit »

« Le projet du festival MotàMot, c’est de passer de l’écrit à l’oral et de l’oral à l’écrit, expose la bibliothécaire Cathy Stoltz. C’est intéressant, pour les jeunes, de savoir comment c’était à l’époque ! » Le projet, mené dans le cadre de MotàMot, s’inscrit également dans le programme d’éducation aux médias de Radio MNE et de l’accompagnement personnalisé en Français des élèves du Kennedy. « Cela permet de faire tomber beaucoup de préjugés, ils ouvrent une porte qu’ils n’ont pas l’habitude d’ouvrir », confie Laura Gretha, professeur documentaliste au collège Kennedy. « C’est pédagogique, cela permet de préparer les élèves à l’oral, complète Christian Girardot, leur professeur de français. Le fait de discuter avec une autre génération est formateur, ils voient qu’ils peuvent avoir des relations enrichissantes ! »

« Ils se sentent concernés »

Après avoir longuement échangé, les jeunes ont présenté leurs nouveaux camarades, pour la plupart âgés de plus de 70 ans. « On trouve ça bien de savoir comment c’était quand ils étaient jeunes, c’était vraiment différent, commentent Bengisu et Moska. C’est enrichissant de travailler avec des personnes âgées, qui ont vécu beaucoup plus de choses que nous ! » Et qui ont beaucoup de choses à leur transmettre, comme l’explique Jacques, 81 ans, visiblement ravi de l’expérience : « Ils ont été étonnés qu’à l’époque les filles et les garçons soient séparés au lycée, mais aussi que des gens travaillaient dans les mines à 700m de fond ! » Avant d’entamer les interviews, pendant la pause goûter, Thérèse, 72 ans, confie : « Les jeunes ont l’air très intéressés et nous aussi ! Actuellement, on dit des choses pas très jolies sur les jeunes, moi je dis le contraire ! Ils se sentent concernés et curieux de tout ! »

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